Quand des jérémiens chiffonnent
la douce quiétude d'une banlieue
nord de (N.Y)
De :Max
Dorismond mx20005@yahoo.
ca
Dans la tiédeur tranquille d'un après
midi d'été (16 août 2008), à
Monsey,
au nord de New-York, une jeune et
jolie demoiselle prénommée Malory
célébrait son «
Sweet sixteenth
birthday ».
Ce fut un
après midi de rêve
dans cette banlieue huppée, d'une
douceur de vivre à vous couper le
souffle… Des arbres gigantesques: des
conifères, des cyprès, des ormes…etc.
Toute la gente arboriforme
s'y est donnée rendez-vous en
prélude à un avant-goût du paradis. Les
riches demeures étalées sur de vastes
étendues de terrains bordés de fleurs
confèrent à cet endroit sa poétique
nomination.
Deux limousines (Hummer)
d'une longueur démesurée, débarquèrent
une vingtaine d'amis de Malory, garçons
et filles habillés de bleu et blanc
devant la spacieuse salle de réception,
du «Colonial
Manor», décorée de
tous ses apparats et brillant de tous
ces feux pour la circonstance. Dans la
salle attenante, un cocktail fut offert.
Originaires de
Jérémie,
les parents de la belle du jour, M.
Fontenel Lemite Pierre et sa gracieuse
épouse, Sherley Dorismond Mondésir,
trinquaient avec les invités. Entre
temps plusieurs serveurs offraient de
fins canapés ou d'exquises bouchées
faisant le délice des fins palais.
Quelques minutes plus
tard quand un majordome ganté de blanc
invita le public à pénétrer dans la
salle de réception, ce fut l'apothéose.
Une musique
Hip hop,
guida le pas de danse feutrée des jeunes
ouvrant une allée d'honneur
invitant la fêtée à y participer. Dans
une chorégraphie à faire pâlir les plus
célèbres ballerines du monde, tous les
jeunes se sont
surpassés sous la supervision d'une
entraîneure chevronnée. Après une
heure d'extase et d'euphorie, le public
choyé en redemandait.

Parnel Clédanor "Malou" pour tout un
chacun
La surprise
jérémienne:
Au fond de la salle, une
puissante et langoureuse voix se fit
entendre dans l'interprétation de «My
Way» de
Frank Sinatra.
Oh surprise de surprise! On croirait
apercevoir le Crooner en
personne, tant l'interprétation fut
fidèle à l'original.
Devinez!
C'est Un Jérémien:
Parnel Clédanor, «Malou» pour tout un
chacun, Malou, la coqueluche jérémienne
qui avait bercé notre jeunesse dans les
années 60-70. Des applaudissements
fusent de tous les coins. Plus tard, il
entonna la chanson « Redis-moi Malory»
pour faire plaisir à la princesse. Ce
n'était pas la fin.
Le lendemain, dimanche
après midi, ce fut le barbecue dans la
vaste demeure des Lemite-Pierre, où
Malou allait s'éclater. Musicien
de talent, instrumentiste hors pair,
charmeur, diseur, chanteur polyglotte,
il puisa les meilleures balades de son
riche répertoire qui avait fait le
bonheur de notre génération. Nous avions
revécu Jérémie dans sa splendeur et dans
sa décadence : nos rêves de jeunesse,
nos amours, nos peines et nos chagrins,
Versailles et ses kermesses, La Pointe
et ses goélands, Bordes et ses arbres
fleuris, Le Pont de Buvette, l'Anse
d'Azur et son sable
blanc, le Lycée
Nord-Alexis, le collège Saint Louis, La
place
Alexandre Dumas, l'église
Saint Louis, … tout y passe.
Sa voix et sa musique, ne
laissant personne indifférente,
attirèrent les voisins curieux qui
s'approchèrent pour s'enquérir du
phénomène. Étant américains, ils
croyaient entendre, eux aussi, leur
idole de jeunesse, Sinatra, Elvis,
Engelbert Humperdinck…etc. A leur
interrogation, on leur apprenait que ce
fut un trio d'haïtiens, en la personne
de: Michel Grand-Pierre (Kéké),
Joseph Calvert (Joe) et Parnel
Clédanor (Malou), le crooner. Ils n'en
revenaient pas.
Ainsi,
le jeu en valait la chandelle.
Monsey,
selon moi, peut être troublé cent fois,
mille fois, tant que ces jérémiens
demeurent dans les parages. Leur apport,
ce jour là, ne faisait qu'amplifier et
perpétuer la douceur de vivre de ce coin
de paradis à la frontière du
melting pot qu'est
New York.
C'était tellement envoûtant que
Monsey en
réclama un << BIS>>
Maintenant, de concert avec «Radio Haiti
Connexion», nous vous
proposons ci-dessous quelques chansons extraites
de son répertoire, pour vous donner un
aperçu de ce chansonnier d'une grande
dextérité vocale dans des
interprétations difficiles qu'il a su
maitriser avec beaucoup de finesse. Ce
sera une découverte pour certains amants
de la musique mélodieuse, qui, nous
demeurons persuadés, resteront ébahis de
n'avoir pas su découvrir ce charmeur du
temps où il évoluait en
Haiti vers
les décennies 60-70. (Malou vit à
New-Jersey, USA)
C'est un musicien que vous
les mélomanes avertis "Ayisyen
Natif Natal" , prendrez plaisir à
écouter. Je vous l'assure !!!
A présent,
veuillez cliquer sur l'icône respectif
au titre, pour un téléchargement
automatique dans votre media player.
Vous pouvez réclamer ses deux derniers
albums à l'adresse suivante: maloupc@gmail.
com
ou au No:
973 207-4310
Bonne
Ecoute !
My Way (Potpouri de Boléro) ->>
Belle ->>
You're
always on my mind
->>
I'll be there (potpouri de bolero)
-->>
A
Versailles ce soir(Paroles de Max
Dorismond)
Fan'm &
Bwason ->> 
Conception: Herve Gilbert pour
RHC
Dans la
même rubrique :
Plein
feux sur Jérémie (Histoire, Souvenirs &
Reminiscences
Roger Colas, Il était unique en son
style ...
A la recherche des
personnages légendaires d'Haiti
A l'origine du
pont de la Grand'Anse
Haiti Connexion,
un outil de communication de la diaspora
à votre service .En postant sur notre
réseau, vous délivrez vos messages à
plus de vingt cinq mille lecteurs.
Contactez
Haiti Connexion Network
, LLC pour la promotion de vos
productions musicales et oeuvres
artistiques en envoyant un email à
haiticonnexion@ aol.com
RADIO HAITI CONNEXION EN DIRECT
Dans l'après-midi de cette journée
récréative qui déroulait tout au long de la
journée, nous avons également noté la
prestation remarquable de
Jean-Michel Daudier,
le guitariste compositeur
connu pour sa chanson
célèbre"lè'm pa wè soley la " ("Quand je ne
vois pas le Soleil") qui égayait la foule
pendant plus une demi-heure.
Jean-Michel
Daudier durant sa performance au Parc Eola
Jean-Michel Daudier,
cette voix magique qui charriait les
revendications populaires lors
de la répression de Baby Doc sur les médias
haitiens en 1985, chanson vieille déjà de 22
ans

Troupe Pensée
d'Arts durant une exhibition, Photo Orlando
Sentinel
La Troupe Pensée d'Arts, un groupe de
performance local, a aussi marqué ce
festival au Park Eola à travers des danses
chorégraphiques; on notait aussi le groupe
musical Mawon, une bande de fusion.
L'événement au Park Eola
regroupait des haïtiens et des
improvisations de toutes sortes, chacun
apportait sa note à l'ambiance selon ses
inspirations, des plats de
cabrit et de grillot fumaient aussi le
spectacle, une vraie
détente culturelle pour une fête de drapeau.
Plusieurs autres manfestations culturelles
sont prévues au cours de l'année en cours.

Patrick Noze au Parc
Eola, durant l'exposition
Autres faits importants à signaler,
l'artiste peintre
Patrick Noze
a marqué cette journée par
l'exposition de plusieurs de ses tableaux
à l'huile.
Patrick Noze est
un peintre réaliste voire hyperréaliste, qui
vend ses toiles et réalise sur commande un
tableau de vous, ou portrait de votre
animal. Un extrait de son interview sur RHC
Patrick Noze Interview
La
fête du drapeau a représenté Haiti ce
dimanche un peu partout dans la diaspora
haitienne, il a retracé l'histoire de ce
peuple, La question qui est adressée à
chaque haïtien en particulier est de savoir
s'il serait vraiment prêt à mourir pour son
drapeau... Alors, allumons de nouveau notre
devise de notre bicolore « L'Union fait la
Force »
Par : Herve Gilbert hergil55@aol.com
(18 mai 2008)
Page d'acceuil
Haut de la page