d'origine
haitienne, maniant talentueusement les
touches du piano, nous a émerveillés avec sa
belle voix le samedi 26 Juillet
2008 dernier à l'Hotel Windsor du vieux
Montréal (Canada), au cours de la réception
ayant fait suite au mariage d'une de mes
proches parents. C'était donc une
occasion merveilleuse de la découvrir comme
étant l'une de nos jeunes artistes évoluant
à Montréal et qui commence déja à
attirer beaucoup de fans un peu partout au
Canada.
Rébecca devant son piano électrique
avant sa performance de la soirée
Nous prenons un
réel plaisir à l'introduire à nos milliers
de lecteurs à travers le monde, dans une
interprétation de Dalida, "Il
venait d'avoir 18 ans"
qu'elle a chantée en s'accompagnant au
piano. A noter que nous avons réalisé ces
vidéo-clips à l'aide de notre caméra
digitale et que l'image n'est pas parfaite.
Cliquez sur la photo suivante ou sur le lien
ci-dessus pour mettre en marche la vidéo
Autre note romantique de la soirée:
Rebecca
Jean-Gilles,
virtuose et élégante s'accompagnant
toujours au clavier nous a séduits avec sa
voix éclatante et limpide dans l'une de ses
nouvelles compositions:"Je
ne l'ai jamais su",
chanson appropriée à la circonstance,
composition en fait qui décrit la vie à deux
et était dédiée aux nouveaux mariés, puisque
le mariage est et restera le voyage de
découverte le plus important que l'homme et
la femme puissent entreprendre.
D'ascendance haitienne mais née à Montréal
en 1982,
Rebecca
Jean-Gilles
a été initiée à la musique par le biais de
l'église et de sa famille qui dès l'age de 4
ans découvrirent sa passion pour le piano et
lui faisaient suivre des cours de musique.
Déja à 24 ans et sachant aisément
manier le piano quand elle chante , elle ne
manque pas d'atouts pour emporter n'importe
quel public. C'est une découverte
privilégiée en l'écoutant ,elle nous chante
avec finesse, amour et espoir dans des
mélodies aux notes claires et harmonieuses.
Elle nous charme ave son style
particulier et invite d'autres à l'entendre.
Une nouvelle fleur à laquelle nous
souhaitons du succès continu.
A
présent, écoutons l'une de ses derniers
vidéo- clips,
L'abruti
qu'elle nous chante dans son deuxième album,
l'un de ses textes bien inspirés et très
évocateurs ou l'on dirait que sa voix et le
piano se confondent dans une douce harmonie.
Allons, pour cette découverte, en cliquant
sur la photo suivante.
L'abruti, un
extrait de son deuxième album
Rébecca dans sons dernier disque solo nous
chante notre Haiti, à travers
Maman Yaya, qui évoque l'image de
notre
Haitid'aujourd'hui
déchirée par le "kidnapping"; c'est une
chanson douce, à la fois sublime, pleine de
mélancolie . Maman Yaya est
une invite à la répentance et la prise de
conscience, une chanson voilée qui
nous dit tout pourtant... Maman
Yaya, une chanson à découvrir...
Voici en bas des vidéos de Rebecca (je
ne l'ai jamais su, il venait
d'avoir18 ans, l'abruti)
Voici en bas les paroles de Maman Yaya
Paroles (Lyrics)
de
Maman Yaya
Maman Yaya assise à la fenêtre,
Un sourire aux lèvres
Certains disent qu'elle est folle
Et d'autres même, plus de cette Terre
Tout a commencé un dimanche
Elle fut emmenée de force
Avec sa fille de 20 ans
La rançon était bien trop élevée
Et un mois plus tard elle rentrait seule et
nue pied
Maman Yaya a les yeux dans le vague
Un sourire béat
Elle dit qu'elle sait parler aux anges
Et que souvent, elle voit son enfant
Elle lui chante « dodo ti pitit manman »
Et lui parle de jadis
Sa jeunesse, son pays
Cet Haïti chéri qui lui a tant donné
Et si violemment tout repris
Quand elle danse, c'est pour oublier
Tout l'amour qu'on lui a volé
Quand elle chante, c'est pour donner
L'espoir à un peuple brisé
Haïti
Maman Yaya dit que la misère
Change les cœurs
Que ces hommes qui torturent leurs frères
Souffrent à l'intérieur
Elle prie pour l'âme de sa fille
Mais aussi pour ceux qui lui enlevèrent la
vie
Elle prie pour qu'ils comprennent un jour
Que c'est tout l'avenir d'Haïti
Qu'ils assassinent
Quand elle danse, c'est pour oublier
Tout l'amour qu'on lui a volé
Rebecca
chantant Maman Yaya (cliquez sur le
player en haut)
J'ai pris naissance à l'Ansed'hainault.
Pourtant, Jérémie est la ville de ma
jeunesse. Apres 31 ans aux
Etats-Unis, la nostalgie ne me lâche
pas d'une
semelle. J'aime le Département de la
Grand' Anse.
Je garde tant de souvenirs de
Jérémie. Des souvenirs indélébiles.
Des moments
uniques et nostalgiques ! En dépit
des moments tragiques, la ville de
Jérémie
continue à rayonner à travers son
aspect culturel.
Chers internautes,
Jérémie est une ville de la
République d'Haïti, située dans le
département de
Grand' Anse, dont elle est le
Chef-lieu. On la nomme aussi « la
Cité des Poètes
» en raison du nombre d'écrivains,
de poètes et d'historiens qui y sont
nés,
comme le général Dumas, père et
grand-père des écrivains Alexandre
Dumas, Jean
Brière, Etzer Vilaire, Emile Roumer,
Jean Richard Laforest, etc….etc….
Etzer Vilaire, 7 Avril 1872-22 Mai
1951, Une grande figure de la
littérature
haïtienne. L'auteur de "Les Dix
Hommes Noirs". Né à Jérémie le 7
avril 1872. Ce
début de Viaire dans l'enseignement,
la poursuite des études en droit et
sa
passion pour la poésie devinrent les
trois éléments dominants de sa vie.
Chers compatriotes,
C'est à Jérémie, ville d'Haïti qui a
vu naître de nombreux écrivains et
poètes
dont Thomas Alexandre DUMAS, Etzer
VILAIRE, Émile ROUMAIRE, Émile
OLIVIER,
Edmond LAFOREST et René PHILOCTÈRE,
sanctuaire des Poètes, que Maggy DE
COSTER
voit le jour. Dès son adolescence,
cette brillante poétesse sera
lauréate d'un
Prix de poésie remis par le
Ministère de la Jeunesse et des
Sports en Haïti. En
l'an 2000, elle a fondé Le Manoir
des Poètes, une excellente revue
poétique qui
s'est d'emblée imposée dans le
milieu littéraire.
Jérémie est toujours et restera une
splendeur sans pareille. Bonne
lecture ! Un
article par Ary Balmir,
Avocat-Professeur.
Vanel (VAVA)
Expert en Gestion des Finances et
des Stratégies de Dév.(USA)
Normalien et Professeur de
Psychologie (Haiti)
Specialiste en Developpement durable
et croissance.(Allemagne)
*** Un Anselais et un Grandanselais
* Humble - Confiant - Calme - Sage
Les brillants intellectuels et
fameux professionnels sont sages et
humbles
USA
NDLR: Et sur Haiti Connexion Network
(que ce soit sur la Radio, le site
HCN ou
le Forum et dnas d'autres
organisations en diaspora ou en
Haiti, les Jérémiens
apportent leurs contributions
intellectuelles et même financières
presque
quotidiennement. Et ils le font de
manière humble car ils croient en
ces mots de
Montaigne: "Les plus belles vies
sont celles qui se rangent au modèle
commun et
humain, avec ordre, mais sans
miracle et sans extravagance."
Qu'ils continuent
donc à être des modèles pour les
jeunes d'Haiti.
*** XXX ***
JEREMIE, MA VILLE
Par Ary Balmir
Avocat-Prof
Dans mes archives, j'ai classé en
bonne place le sublime texte publié
dans les
colonnes du grand quotidien « Le
Nouvelliste, édition du
vendredi 13 au dimanche 15 février
2009, et qui porte le titre
Port-au-Prince ma
ville, sous la signature de M.
Robert Paret, qui en introduction de
sa belle
page, s'est écrié: « C'est dans
cette ville que je suis né, une
ville qui me
subjugue, et pour laquelle j'éprouve
la plus grande affection et un
indéfectible
attachement ».
Cette touchante entrée en matière,
non seulement m'est allé droit au
coeur, mais
aussi m'encourage à remercier Paret,
qui est sans le savoir l'inspirateur
de mon
article d'aujourd'hui : Jérémie, ma
ville. Elle qui m'a vu naître un 28
janvier
en la fête de St Thomas D'Aquin,
Patron des philosophes. Parfois je
me demande
si les Jérémiens et les Jérémiennes
qui ont pris naissance en la
merveilleuse
Cité des poètes, tels que Etzer
Vilaire, Edmond Laforet, Emile
Roummer, Jean F.
Brierre et compagnie ne souffrent
pas tous de la nostalgie jérémienne
en vivant
dans une autre ville ou à l'étranger
?
La ville de Jérémie a connu son âge
d'or, surtout vers les années 1946 à
1964,
période très florissante pour elle,
vu que chaque semaine de gros
navires
américains jetaient l'ancre dans sa
rade pour l'embarquement de milliers
de
figues bananes à destination de
Miami, par les soins des compagnies
H...Badeco.
Prospère était la Jérémie
d'autrefois par la présence de
navires à fort tonnage
dans sa rade pour l' embarcation de
sacs de café et de cacao à
destination de
l'extérieur à cette fin. Les
courageux débardeurs étaient engagés
par les
grandes maisons locales
d'Export-Import ayant pour patron
des citoyens
courageux. Citons au gré de la
mémoire, Gabriel Arnaud Lavaud pour
l'entreprise
Lavaud Frères, Blanchet et fils. Mon
très regretté et inoubliable ami
Gérard
Desgraff Winer et fils; mon cher
cousin Karl Nicolas; Reinbold et Co;
le
respectable Charles Philoctète; la
vie était belle pour les hommes de
peine qui,
sac au dos, chantaient au rythme
d'un Tcha-tcha nou pwalé touche
lajan madam-
pitit -kontan: mesi Bon Dié.
Ah ! Ma nostalgie de Jérémie est
profonde de dire que j'ai laissé la
ville avec
le coeur blessé, l'âme en peine en
1964- suit mon regard !!! Pourtant
je ne
cesse de voir dans mes rêves le
superbe quartier commercial du temps
passé, ce
beau Boulevard portant le nom de
Stenio Vincent, offrait le spectacle
magnifique
de ces maisons de tissus pour tous
les goûts, des parfumeries,
d'argenterie, des
bijouteries. Que dire du superbe
Bazar aux caprices de tous mis en
place par le
progressiste Pierre André Charles,
ainsi que le Bazar aux bons Prix
d'Antoine
Jean, patron toujours souriant et
accueillant.
Maintenant, venons-en au côté
sentimental de cette nostalgie de
Jérémie, qui à
mes yeux est une implacable
poursuite. Elle me ramène toujours à
la pointe,
cadre enchanteur de ma jeunesse, là
où je crois entendre des voix qui me
sont
précieuses. Je vois de sympathiques
visages de jeunes filles, elles sont
gracieuses et jolies à la pointe de
cette nuit de clair de lune. Pour
elles, on
déclame des vers de Jean Brierre, de
Roussan Camille, de Joseph D.
Baguidy.
Ensemble nous contemplions ces
vagues en démence qui venaient se
répandre sur la
plage. Là, une Marabou de mon coeur
sera au comble de la joie quand elle
s'entendra dire par un charmeur âgé
de vingt ans: « Vois-tu sur cette
plage,
j'ai déjà écrit ton nom et les
vagues tumultueuses n'ont jamais pu
l'effacer.
Encore et toujours durant les
vacances d'été, nostalgie, douce
mélancolie de la
Place Dumas, là il y a un véritable
chassé croisé de promeneurs dès la
tombée de
la nuit, tout le monde y est, le
sexe féminin est majoritaire, sa
présence est
réconfortante- Ok-OK.
Pratiquement, le souvenir de ma
ville Jérémie est marqué du sceau
indélébile de
la nostalgie. Je contemple souvent
un bataillon des F.A.D.H, musique en
tête,
défilant dans les rues de la ville
de Jérémie un 1er août, jour
consacré à notre
vénérable institution militaire, au
passage, nos braves soldats
déambulant au
commandement d'un officier élégant
et prestigieux. Ces soldats de
l'honneur sont
ovationnés durant tout leur parcours
et dans ce même ordre d'idées,
comment
pourrais-je oublier ces parades de
boys scouts commandées par le C.T
Villefranche Desroches et les
grandes sorties des ... Scouts ayant
pour
cheftaine la radieuse et sympathique
Edye St Louis. Bravo ! Bravo !
Jérémie est
en fête.
A la Curls Scouts yo té belle A la
traka, nan pati sa ginyin, men sonjé
en ...
sans commentaire ???
Laissons ce paragraphe de côté, il
comporte quelque part une note de
tristesse,
ma nostalgie va me conduire à Borde
où jadis, il y avait le cercle
nirvana de
Lucien et de Dinette Lavaud, musique
Rhum Barbancourt xxx, danse,
accolades,
baisers, poignées de mains,
entente-amour, point dominant de la
soirée, même
ambiance de joie de vivre au cercle
Printania de Karlet et de Lise Paret
Cavé,
ci-devant Versailles d'Antoine Lecen
et à Amiccile Club, dont j'étais le
Président. Enfin. Je termine mon
texte en reconnaissant que malgré
tout, ma
ville a résisté à de rudes épreuves,
j'ai revu l'année dernière ma ville
martyre, elle est propre, elle a
maintenant une Ecole d'Infirmière,
une faculté
de Droit grâce à son Evêque Mgr
Willy Romélus. La ville est dotée
d'un Lycée de
Jeunes filles, une réalisation de
1985 de la Fondation Michelle Bennet
Duvalier,
sur demande du Préfet de l'époque
feu mon regretté ami le Dr Pierre
Maya.
Dans ma ville, Jérémie, on a ouvert
plusieurs collèges d'enseignement
secondaire. Au cours de ma brève
visite, j'ai salué avec plaisir et
satisfaction
M. Antoine Jean, propriétaire de
l'hôtel « La Cabane» situé à Borde;
j'ai
également présenté mes compliments à
Mme Madeleine Bontemps, la gérante
très
avisée de l'hôtel « Le Bontemps»;
ainsi que Madame Juliette Nicolas,
administratrice d'un attrayant
hôtel. Très bien, Jérémie.
Je n'ai pas manqué de me rendre à la
Cathédrale St Louis, autrefois une
église.
La nostalgie ne me lâche pas d'une
semelle, en ce temple de Dieu, je me
suis
retrouvé en première loge, assistant
pieusement à l'ordination
sacerdotale et à
la messe solennelle de plusieurs
fils de la ville. Ces heures graves
et
solennelles m'ont été d'un puissant
réconfort, enfin j'ai eu
l'opportunité de
constater qu'à l'aube le lever du
soleil à Jérémie est toujours et
restera une
splendeur sans pareille, qu'au
crépuscule le ciel au-dessus de la
ville est fait
de rose et d'un bleu mystérieux.