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Art, Musique, Culture
Le carnaval, fête
populaire non
négociable
du peuple
haitien !
Documentaire audio/vidéo
Le carnaval, fête
populaire non
négociable
du peuple
haitien !
Nous sommes à présent à l'époque
pré-carnavalesque en Haiti. Dans une
ambiance bon enfant, les Haïtiens dansent au
rythme des groupes musicaux et des bandes à
pied.
Le défilé
carnavalesque c'est l'espace privilégié où
l'art populaire explose. Peinture, musique,
artisanat, travaux sur fer, sur toile,
architecture prennent possession de la rue.
Le savoir-faire est partout sur chaque
affiche, chaque panneau, chaque robe
ou costume. Sur les murs de ce musée vivant
s'ouvre un catalogue de sons, de couleurs,
de rythmes où tous les dons se retrouvent.
La liesse populaire est inimaginable devant
ces tableaux qui pourtant frappent
l'imagination et la mémoire du fait de leur
mélange de tradition et modernité

Les déguisés exhibant devant le
palais national lors du défilé, une
initiative nouvelle dans l'histoire du
carnaval en Haiti...
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Une
participante au carnaval 2007
La saison
carnavalesque demeure le temps de la
réjouissance et de l'insouciance, où toutes
les questions d'importance sont écartées, ou
tout simplement travesties, quand elles sont
traitées. Les problèmes soulevés pendant la
période de grandes bamboches seront hélas
brûlés avec le Roi des Mardi Gras. Mais qui
a dit qu'on pouvait corriger les mœurs en
riant ?
Quelques images rétrospectives du
carnaval 2007
On note une
plus grande cohésion dans le parcours
carnavalesque
Vue des figures historiques au défilé
carnavalesque de 2007 à Port-au-Prince
A Jérémie, je me
rappelle durant cette époque il y avait "Tou
limen", une bande à pied de la Saline,
composée en grande partie des pêcheurs du
bas de la ville qui en déferlant les
rues entonnait très souvent ce
refrain destiné aux notables de la ville,
comme par exemple à un Abel Jérôme,
capitaine des Fad'h de l'époque
et ex-commandant du district de Jérémie; un
officier hautain, " très chelbè" à qui ce
groupe dédiait souvent ce refrain "Abel
gouyé dada'w jan'w vlé, peyi'w se pou ou".
En plein duvalierisme, le
carnaval représentait aussi l'époque adulée
des panégiristes, il était exploité à des
fins politiques; les deux ténors de
l'époque, Nemours et Sicot, ont renversés
les anciennes traditions du carnaval dans
des polémiques purement "showbis" que le
gouvernement d'alors exploita
grandement, passons.
Le
carnaval, fête de la gaieté et de la joie,
harmonie des couleurs, toute la gamme des
teintes vives défilent sous les yeux. Ce
monde chatoyant porte à croire
qu'effectivement les nègres aiment les
couleurs frappantes et étincelantes. Tout le
monde vit dans la même euphorie. Les groupes
sociaux se fusionnent dans le même
enchantement.
On exécute
les mêmes gestes et l'on tend ver le même
but: le plaisir

Des
mascotes durant l'ébranlement du défilé
C'est
la vraie communion qui crée une camaraderie
passagère parce qu'on exécute ensemble les
mêmes gestes et que l'on tend vers le même
but : le plaisir.Cependant, les parents y
voient une source de perversion. A leur
avis, la perversion est représentée par
toute extériorisation de tendances
sexuelles. Le carnaval corrompt parce qu'il
libère. Cette conception est à la base de
notre morale, de la morale chrétienne. Mais,
si les parents étaient plus objectifs, ils
découvriraient les côtés positifs de cette
coutume si profondément ancrée dans les
mœurs haïtiennes.
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Une
de nos reines, toute haitienne...
Les
festivités pré-carnavalesques annoncent les
grandes folies des trois jours gras. Cette
tradition, plus vieille que l'histoire de la
République, est maintenue en dépit de toutes
les crises qui déchirent les dernières
entrailles d'Haïti.
Le
carnaval est une de ces circonstances qui
donnent la possibilité à l'haïtien, surtout
aux adolescents, d'oublier les censures
sociales et d'exprimer sans fard les
obsessions nées du respect ou
del'introjection trop rigide de certains
tabous sociaux. La saison du carnaval est la
période où l'hypocrisie s'estompe.
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Une reine portant les couleurs
féeriques, symbole du carnaval haitien.
Au cours
de cette période, la foule expose sans
retenue sa grivoiserie, pieusement étouffée
dans d'autres circonstances.Le
carnaval est une période de plaisir et
d'expressions débridées, une fête populaire,
« non négociable ».
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Un Indien au carnaval 2007
Le
carnaval rétablit chez l'individu
l'équilibre psychique rompu par les
constants stress subis tout au long de
l'année. Afin de diminuer le nombre de ces
refoulements, les parents ont intérêt à
changer d'attitude envers les enfants en
cessant de considérer tout ce qui a rapport
avec le sexe comme symbolique du péché. Il
faudrait de préférence qu'ils informent les
enfants de tous les aspects de cette
sexualité qui est en réalité ni morale, ni
immorale. C'est peut-être la meilleure
manière de ne plus faire du sexe la
principale obsession des jeunes.
Jacmel, gardien de la tradition
Jacmel, réputé paisible et
sympathique, conserve la tradition haïtienne
et n'a encore une fois pas démérité de sa
réputation de leader du carnaval créatif. Le
carnaval de Jacmel présente en effet
l'allure d'une grande foire où les masques
divers dont les artisans du Sud-Est ont le
secret.Certains masques expriment le diable
connu sous le nom de « Zèl Mathurins »,
d'autres représentent la flore, d'autres des
animaux du pays, de l'Afrique ou tout
carrément la faune sauvage ou des animaux en
voie d'extinction ou déjà disparus de la
planète.
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Des
divinités du vodou haïtien : Baron Samedi,
Ogou, Legba sont également représentés et
vénérés
Les festivités carnavalesques à Jacmel connaissent
toujours un immense succès en terme de
participation populaire. Outre des
jacméliens et des fêtards venus d'autres
régions d'Haïti, on signale la présence de
carnavaliers de diverses nationalités.Le
carnaval à Jacmel est toujours une
réussite tant en terme de participation
qu'en terme d'atmosphère de détente et de
convivialité. Jacmel est-il sur le point de
faire école ?

On
dirait Dessalines et Claire Heureuse...Ils
sont présents pour demander le départ de la
Minustah
Le
carnaval haitien reste et demeure une
tradition de créativité et
d'imagination . Espérons qu'au seuil de ce
millénaire le peuple sera en mesure de
celébrer le carnaval des gens libres...
"Aprè dans tanbou lou"... . Après le bal,
c'est la fatigue.
Aujourd'hui, il nous faut
épousseter notre Haiti afin de découvrir sa
beauté. Une beauté qui passe à travers le
prisme de notre regard qui nous fait
découvrir qu'il y a seulement deux cents ans
nous n'étions qu'une petite famille, issue
de tribus différentes. Pas moins de 200
tribus selon les historiens. C'est cela ce
tribalisme qu'il faudrait vaincre afin de
devenir la plus belle mosaique raciale et
culturelle du monde moderne. Une culture
pure que jamais la civilisation n'aurait
touchée.
(Eddy Lagroue)
Maintenant,un petit
tour pour une rétrospective du carnaval en
Haiti .
Bonne détente ! "Apuyé
pa frapé"
Cliquez sur
l'un des liens
suivants ou choisir d'autres vidéos dans la
liste en pressant la flèche retour .
Boukman Experyans
Mizik Mizik & Tvice (2002)
Cliquez ------->>
King Posse &
Kompa Kreyol (Défilé 2002)
Cliquez ------->> Sweet
Micky & Tvice (3ème jour- défilé 2002)
Cliquez ------->> Video-Clips
- Chachou Boys & Rêv (Carnaval 2002)
Cliquez ------->>
Vidéo-clip Carnaval
Boukman (1991)
Sources des référence: Tele
Kreyol , Sakapfet.com
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le Carnaval haitien:
Aux sources du
carnaval haitien
Le carnaval 2007, un
succès à Port-au-Prince
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Gilbert
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